Dette publique : Réunion publique à Foix

tract réunion publique foix avec bruyere 27 01 2012
« Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias.
 Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».
Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été toute entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ?
Qui détient ses titres et profite de l’austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque Centrale Européenne ?
Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.
En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?
Nous décidons d’engager le débat et de nous mobiliser dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique.
Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens.
Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
En Ariège, notre travail se structure en 4 parties :

  • Origine de la dette : nous ne paierons pas la note de la politique libérale, à ceux qui en ont profité de la payer ;
  • La dette et ses conséquences sociales : Non à l’austérité. La soi-disant « faillite » de la France sert de prétexte pour aggraver les attaques antisociales. Il faut associer la question de la dette avec les luttes sur les fronts de la santé, de l’emploi, de l’enseignement, des services publics, de la précarité… en lien avec les personnes concernées ;
  • La démocratie est bafouée, les institutions financières accaparent le pouvoir à la place des peuples : l’audit est un point de départ pour une reprise du contrôle démocratique.
  • Quelles alternatives : réforme fiscale, revenu maximum, contrôle public sur la monnaie et la finance et socialisation des banques, interdiction des paradis fiscaux, taxation des transactions, non à un nouveau traité.

Signez la pétition en ligne : http://www.audit-citoyen.org/
Imprimez et faites signer la pétition départementale
Contactez le comité local CAC09

Voeux brésiliens

Cantos – Luigi Bertolli – Bate o Sino (vidéo 6 mn 30)

Bonus si vous avez aimé le concept :
Cantos – Luigi Bertolli – Brasil Pandeiro (vidéo 7 mn)

Carte de voeux

voeux2012

Carte de voeux NDS

carte de voeux collectifs GHDS
les collectifs contre les gaz et huiles de schistes ont pensé que votre »  arbre de noël »  * manquait de boules et de guirlandes et vous offrent donc cette carte décorée comme il se doit, beaucoup plus en phase avec notre vision des choses !

* pour les non initiés: Un arbre de noël est un Ensemble des dispositifs installés à la sortie du puits de production afin de réguler le flux de pétrole extrait du gisement.

Vous en avez assez !

  1. de la politique tapageuse, démagogique, de l’irresponsabilité des élus ou de l’irrespect de nos gouvernants,
  2. que nos libertés fondamentales et d’expression soient bafouées,
  3. des mensonges, de la langue de bambou (bois creux), de la pensée unique dictée par des lobbies et monopoles de toutes sortes,
  4. de ceux qui nous font confondre capitalisme et libéralisme !

Alors venez faire un acte citoyen, démocratique et totalement libre,
rejoignez nous dare-dare !

non gaz de schiste infos

non gaz de schiste europe

Gaz et Huile de schiste : Non Merci ! Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !

Ours : Le Tribunal Administratif de Toulouse donne raison aux associations de protection de la nature

Par un jugement en date du 16 Décembre 2011, le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé  partiellement l’arrêté préfectoral d’ouverture et de clôture de la chasse du 23 Mai 2011 du Département de l’Ariège car il ne prescrivait pas de mesures suffisantes de protection de l’ours par rapport à la chasse en battue.

Nous rappelons que ces quinze dernières années, sur une très petite population, trois ours au moins ont été tués ou blessés (dont deux femelles suitées) lors d’une chasse en battue et ce sur trois départements pyrénéens (Pyrénées Atlantiques, Haute Garonne et Ariège).

Après le « tir d’instinct » qui a blessé Balou, dès Novembre 2008, Ferus et le Comité Ecologique Ariégeois ont demandé au Préfet de l’Ariège de prendre des mesures concrètes pour protéger l’ours, à l’instar de son homologue des Pyrénées Atlantiques. En effet, dans ce département 64, deux articles de l’arrêté annuel relatif à l’ouverture de la chasse dans le massif montagnard détaillent des règles de sécurité qu’il est nécessaire de généraliser sur l’ensemble du massif pyrénéen.

Les arrêtés « chasse » 2009, 2010 et 2011 de l’Ariège ne comportant que des mesures très insuffisantes, Ferus et le CEA ont estimé nécessaire d’attaquer ces actes administratifs.

Aujourd’hui donc, après cette décision de justice, il conviendrait

  • D’interdire les battues durant 48h dans les secteurs où un ours vient d’être détecté.
  • D’interdire tout acte de chasse dans les zones d’hivernages connues.
  • De créer des réserves temporaires de chasse sur les secteurs les plus fréquentés par l’ours en période de chasse.

L’ensemble de ces restrictions ne représente en réalité que de très faibles surfaces au regard des territoires de chasse et peuvent se superposer avec les réserves d’ACCA partout où elles existent.

Ces mesures de bon sens qui concourent à laisser à chacun son espace réservé ne peuvent qu’être très positives pour la sécurité des ours mais aussi des chasseurs qui ont par le passé déclarés à plusieurs reprises d’avoir dû tirer sur l’ours en état de légitime défense.

Il est maintenant nécessaire de reprendre le dialogue direct entre Associations de protections de la Nature, Fédération Départementale des Chasseurs, ONCFS, et services de l’Etat.

Communiqué de presse commun ferus
Sabine MATRAIRE 06 71 89 62 62
CEA
Jean-Pierre Delorme 05 61 65 81 38
Thierry de Noblens 05 61 64 58 05

Relire La chasse, les écologistes et les mensonges de l’UMP

Annulation de l’autorisation d’extension de la station de ski de Mijanès

Une excellente nouvelle pour la nature … et pour le contribuable.

Le  1er décembre 2011, le Tribunal Administratif de Toulouse annulait  le Plan Local d’Urbanisme de la commune de Mijanès et également l’autorisation de création d’une Unité Touristique nouvelle visant l’extension de la station de Mijanès, signée par le Préfet de Région.

C’est, nous l’espérons, un point final, à un projet d’extension déjà ancien et qui aurait été désastreux pour l’environnement exceptionnel de ce secteur, mais également pour les finances publiques.

En 1998, déjà, une extension plus imposante, irréaliste économiquement, avait été refusée par l’Etat.

Le projet réapparaissait en 2006, désastreux quant à son impact sur les milieux du Pla de Monpudou et de la vallée de la Maure. Il a été autorisé le 22 Mars 2007 par le Préfet de Région.

Le Comité Ecologique Ariégeois et Nature Midi-Pyrénées, devant la dévastation annoncée, ont saisi le juge administratif.

Bien leur en a pris. En effet, outre une zone d’hivernage vitale pour le Grand Tétras qui, sans l’intervention des associations, aurait disparu dés le mois d’aout 2007, suite à autorisation du ministre de l’Environnement de l’époque, Michel Barnier. Les milieux visés par le projet comprennent 9 habitats d’intérêt communautaire et 5 plantes protégées au moins. Un grand nombre d’oiseaux fréquente ces espaces dont les plus prestigieux rapaces pyrénéens. Les mammifères de nos montagnes sont également particulièrement bien représentés.

Ajoutons à cela, l’aspect paysager de ces lieux superbes et majestueux qui auraient pu être a jamais dégradés.

D’autre part, le juge administratif a souligné, « que les conditions de l’équilibre économique et financier du projet litigieux reposent selon le Trésorier Payeur Général de l’Ariège, sur des hypothèses peu réalistes … » et également «  que les incertitudes quant à l’enneigement de la station, …constituent un risque financier dont le Trésorier payeur général a considéré qu’il était trop important au regard des capacités financières de la communauté de communes du Donezan et de la régie de la station de ski ».

Ainsi, après l’annulation de l’extension de Guzet Neige, après l’annulation du projet d’hôtel restaurant d’altitude de la Hillette, une fois encore les associations de protection de la nature sont intervenues pour préserver l’intégrité de la montagne, de sa faune, de sa flore et de ses paysages, mais aussi sauvegarder les intérêts du contribuable.

Les élus des zones de montagne doivent désormais réfléchir à une autre approche de la montagne dans un souci de préservation de ces milieux aux écosystèmes fragiles et dans l’intérêt général des populations qui fréquentent ces lieux.

Ensemble, élargissons le champ des possibles pour une nouvelle vision des espaces montagnards.

Communiqué de presse commun natureMP CEA
Jean-Pierre Delorme 05 61 65 81 38
Thierry de Noblens 05 61 64 58 05

Relire Agissons contre la disparition du Grand Tétras