Jeudis de l’écologie
Retrouvez les dates et lieux des Jeudis d’Europe écologie sur notre page ‘les Jeudis d’Europe écologie’ en vue de venir débattre avant de voter!

Retrouvez les dates et lieux des Jeudis d’Europe écologie sur notre page ‘les Jeudis d’Europe écologie’ en vue de venir débattre avant de voter!


Après le meeting de Montreuil le 16 janvier, c’est à Montauban (Tarn-et-Garonne) que s’arrêtera la « caravane» Europe Ecologie. Avec à son bord Cécile Duflot, José Bové, Sandrine Bélier, Jean-Paul Besset et Dany-Cohn Bendit dont c’est la ville natale. Et bien entendu toutes et tous les candidat-e-s régionaux autour deGérard Onesta, Tête de liste régionale.
Pour vous rendre à Montauban plusieurs départs de bus seront mis en place.
Pour tous les renseignements, veuillez contacter Hélène Billaud:
helene09@europeecologie-midipyrenees.org
En co-voiturage, rendez-vous sur le site : www.covoituron.org
Le 7 juin 2009 aura marqué une rupture dans la vie politique française. Lors des élections européennes, plus de 17 % des françaises et français ont en effet voté pour Europe Ecologie, ce rassemblement né de la volonté de tous les écologistes de fédérer leurs forces et leurs actions. Autour de Eva, Dany, José… et tous les autres, c’est enfin la reconnaissance de l’écologie politique qui a été mise au devant de la scène. Et cela, dans une période de crises, économiques, écologiques, sociales et financières.
Nous sommes arrivés à ce carrefour de crises, et chacun comprend aujourd’hui que les écologistes, depuis longtemps, proposent un autre développement, une autre manière de produire et de consommer, une autre manière de décider.
Les 14 et 21 mars, il sera vraiment temps « d’anticiper enfin, de réorienter vraiment, de gouverner autrement» autour de Gérard Onesta et de toutes et tous les écologistes de Midi-Pyrénées.
Les 4 animatrices et animateurs d’Ariège, François Calvet, Hélène Billaud, Bernard Brunet et Christine Ningres répartis sur le département, sont à l’image du rassemblement. Issus des rangs militants, associatifs, de la société civile ou nouveaux venus en politique, elles et ils ont en commun l’écologie chevillée au corps.
L’équipe de campagne Europe Écologie Ariège invite les ariègeois-e-s tous les jeudis de 18h – 21h à travers l’Ariège, à des temps de rencontre, de réflexion et de dialogue sur les thèmes de la campagne des régionales.
Le prochain rendez-vous est à PAMIERS ce jeudi 28 janvier, à la salle Aglaë Moyne, place du Marché aux Boeufs à 18 heures.
Pour nous Contacter :
Calvet François 05.61.96.64.32
Hélène Billaud: 06.73.17.51.50
Helene09@europeecologie-midipyrenees.org
www.europeecologie-midipyrenees.org / www.europeecologieariege.fr
Toute l’équipe ariégeoise d’Europe Ecologie vous présente ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2010!
Profitez de la campagne des régionales pour venir discuter et débattre avec nous!
Dans la logique de l’Appel de Clermont lancé par José Bové vendredi dernier en Ariège, les propositions suivantes esquissent le programme qu’Europe Ecologie entend porter pour les prochaiens élections régionales :
Dérégulation des marchés (qu’illustre la crise du lait), menace de disparition de la PAC (seule véritable politique commune européenne), impact environnemental de l’agriculture productiviste, perte de la souveraineté alimentaire (dépendance des céréales achetées sur le marché mondial), précarisation des paysans et des territoires ruraux !
La crise de l’agriculture est globale : économique, sociale, environnementale. Les conséquences pour notre société touchent aux questions fondamentales de l’alimentation et de la santé, de l’équité entre les pays du Nord et ceux du Sud, de la biodiversité et du climat, mais également plus près de nous des équilibres entre la ville et la campagne comme du maintien d’un tissu social et de services publics en milieu rural…
Pour faire face à cette situation et répondre et prendre en compte l’importance de l’enjeu, il faut rompre radicalement avec le modèle productiviste libéral et son replâtrage proposé par Sarkozy.
Dans le contexte du sommet de Copenhague et de la réforme de la PAC, les élections régionales de mars prochain, apparaissent comme une opportunité majeure de promouvoir une agriculture écologique faisant le lien entre le local et le global :
En s’appuyant sur un schéma régional de cohérence écologique qui prenne à bras le corps la question foncière et des équilibres entre l’urbain et le rural…
En remettant la question alimentaire au centre des préoccupations : qualité, sécurité, souveraineté…
En faisant de la solidarité le principal levier de développement économique de l’agriculture : entre consommateurs et producteurs, entre paysans du Nord et paysans du Sud…
En impulsant une vigoureuse politique de soutien à l’installation de jeunes paysans en agriculture biologique…
En incitant la recherche et la formation agronomique à démultiplier leur action et leur apport à la révolution agro-écologique de l’agriculture…
En encourageant le respect et la réhabilitation de la biodiversité ainsi que la diminution par quatre de la production de gaz à effet de serre par l’agriculture…
En maintenant par tous les moyens un tissu de services publics et d’équipements dans les territoires ruraux…
José Bové vient en Ariège, rendre compte de son mandat de député européen. A cette occasion il fera part des propositions pour l’agriculture ( l’Appel de Clermont) et lancera aussi, en Ariège, la campagne pour les élections régionales.
L’agriculture au pied du mur, changer ou disparaître ?
C’est la question que se posent Florence et Christophe Gouazé, qui nous accueilleront dans leur ferme. Éleveurs de bovins viande en vente directe, ils produisent l’alimentation de leurs bêtes et ont ainsi supprimé de leur nourriture toute trace d’OGM. Ils envisagent aujourd’hui de certifier leur production en agriculture biologique.
Salle municipale* de SABARAT (09) : De Bruxelles à Copenhague en passant par l’Ariège, pour une nouvelle donne agricole. José Bové présentera son programme pour une politique agricole européenne renouvelée.
« De l’Europe à la Région, quels territoires ruraux pour demain ?» Avec José Bové, Gérard Onesta, François Calvet (Europe Ecologie Ariège). Salle municipale* de Sabarat
*La salle municipale de Sabarat se trouve à la sortie du village route du Mas d’Azil
Les tansports, sujet d’importance s’il en est; pour information!
Jeudi 28 octobre, à la mairie de Saint Girons, le Conseil Régional par la voix de Charles Marziani, vice-président chargé des transports, vient de donner raison aux usagers.
Il y a un an, presque jour pour jour, une première réunion publique organisée par l’association Vivre en Bas-Salat avait réuni, en présence d’élus régionaux, départementaux et locaux, une centaine de personnes qui protestaient contre la réduction de la fréquence des transports entre St-Girons et Boussens depuis le 1er septembre 2008.
Les décisions annoncées le Jeudi 28 octobre vont permettre enfin aux Couserannais d’abandonner leur voiture s’ils le désirent et d’utiliser des moyens de transports collectifs, efficaces, économiques et plus écologiques!
Renforcement du nombre de trajets en car entre St-Girons et Boussens, amélioration des correspondances avec le train et donc diminution du temps nécessaire pour se rendre à Toulouse ou en revenir, meilleure répartition dans la journée, augmentation des trajets le week-end, meilleure desserte des villages du Bas-Salat, meilleure information…
Ces mesures doivent nous permettre de profiter du Plan Rail régional: mise en place d’ici 2 mois d’une première phase du «cadencement» Boussens-Toulouse (augmentation de la fréquence des TER), tarifs adaptés, etc.
Quatorze mois après cette décision bureaucratique catastrophique du Conseil Régional, on peut s’interroger sur l’opportunité d’engager un bureau d’études (payé avec l’argent public) pour rendre des conclusions similaires à celles que Vivre en Bas-Salat avait fait remonter aux élus départementaux et régionaux dès le mois de janvier 2009…
Une fois encore, la démocratie participative a démontré son efficacité. Aux élus d’être attentifs aux messages des associations qui œuvrent dans l’intérêt général et de s’appuyer sur leur travail et leur connaissance du terrain.
Il reste maintenant aux élus du Couserans et du département de continuer sur la lancée et de faire des propositions rapidement sur les questions qui ont été posées: à quand une gare routière pour centraliser en un lieu unique les différentes lignes de transport à Saint-Girons et une coordination cohérente des horaires de ces différentes lignes (Direction Foix et toutes les vallées du Couserans: Castillon, Massat, Oust et Seix,…).
Les Usagers des transports publics, regroupés au sein de l’association Vivre en Bas Salat sont satisfaits des décisions prises, et seront attentifs à l’application de toutes ces propositions.
Contacts: François Calvet, Lacave, 05 61 96 64 32; Christine Ningres, Saint Girons, 05 61 66 69 89.
Association Vivre en Bas-Salat.
ULTIME PROPOSITION D’ORDRE DU JOUR POUR LA RÉUNION DU 10 SEPTEMBRE A 18h30 SALLE JEAN JAURÈS À FOIX
4 points à l’ordre du jour :
1/ Mobilisation pour Copenhague
- Compte rendu de la plénière de Nîmes : les enjeux d’une mobilisation citoyenne et locale pour le climat.
- Le débat sur la Contribution Climat Energie (taxe carbone) : Le principe d’une fiscalité écologique, ses conditions d’application, quelle position publique d’Ariège Ecologie sur ce sujet ?
- La mobilisation en Ariège : initiatives locales, travail avec les enseignants dans les lycées, communiqués de presse…
- Le point d’orgue de la mobilisation en Ariège, organisation des Etats Généraux (du climat, de l’écologie ?) : avec quels partenaires, quels intervenants extérieurs, quel type de débat, quelle animation, quel programme ? A quelle date ?
- Mise en place d’un groupe de travail en charge de la coordination des différentes actions et de la préparation des états généraux.
2/ Fonctionnement d’Ariège Ecologie
- Comment prendre les décisions ?
- Désignation d’un groupe d’animation
- Quels outils Internet (blog, liste de diffusion), pour quels usages, avec quelle règle du jeu ?
- Adresse postale
3/ Ebauche de discussion sur les élection régionales
- Les régionales mode d’emploi : compétences d’une région, modalités d’élection, les chances d’une liste Midi-Pyrénées Ecologie, la tête de liste régionale…
- Ecrire programme écologique régional : compte-rendu de la réunion de Toulouse, fonctionnement des commissions régionales, quelle place pour le groupe de l’Ariège ?
- La désignation des candidats : y a t-il des volontaires, quel sera le processus de désignation au niveau régional ? (envoi de candidatures et date butoir).
4/ Organisation et calendrier
- Choix de la date pour les Etats Généraux
- Calendrier régional et international : convention régionale début novembre, sommet de Copenhague les 9, 10, 11 décembre…
- Rétroplanning : réunions locales, réunions des groupes de travail réunions EE Ariège.
LANCEMENT DE LA RÉFLEXION SUR LE PROGRAMME POUR LES RÉGIONALES
Compte-rendu de la réunion EE du 1er septembre à Toulouse à laquelle ont assisté Marie-Pierre et Bernard
Question de méthode :
- Faut-il concevoir un programme en deux volets, le premier technique et structuré destiné à négocier pour le deuxième tour puis à gouverner avec d’autres et le deuxième présentant essentiellement les thèmes forts d’un projet écologique régional, destiné à la campagne ?
- Il faudra en tous cas identifier un certain nombre de thèmes forts et porteurs, ce qui ne veut pas dire renoncer à faire la pédagogie du rôle, des compétences et du fonctionnement d’un conseil régional.
- Les commissions / groupes de travail existants peuvent se charger de l’élaboration des proposition programmatiques. Elle ne recoupent pas l’énoncé actuel des compétences régionales mais elles couvrent l’ensemble des thématiques à traiter.
- Une commission de synthèse composée des animateurs – trices (et co-animateurs – trices) veillera à la mise en cohérence des propositions remontant des commissions, ainsi qu’à leur nécessaire transversalité.
- Les groupes locaux et départementaux sont invités à se saisir de tous les sujets (diagnostic et propositions locaux) et à interpeller les commissions pour leur faire des propositions (possibilité de délocaliser des réunions do commissions dans un département en fonction de la thématique traitée)
- Le National fournira sans doute quelques lignes directrices et mettra à disposition un outil Internet, mais pour l’essentiel les régions seront autonomes dans l’élaboration de leur programme.
Travail des commissions :
- L’idéal serai que chaque commission puisse dresser un constat et faire un état des lieux de sa problématique, puis une série de propositions concrètes.
- René Marc Willemot se propose de faire une synthèse de ce que fait la région aujourdhui dans chacune des compétences traitées par les commissions.
- Il serait intéressant de recenser les bonnes pratiques écologiques mise en œuvre dans les autres régions (notamment celles où les verts étaient associés à l’exécutif) mais également de réfléchir systématiquement à l’articulation de nos proposition régionales avec celles des autres régions sur les problématiques transversales (par exemple le massif pyrénéen, le bassin Adour Garonne etc…)
Questions de fond :
- Quelle Région souhaite t-on, avec quelles compétences ? Qu’est ce qu’un projet régional écologiste ? Que pourrait être une fiscalité écologique régionale ?
- Comment analyser l’impact de la réforme à venir des collectivités (Rapport Balladur) et comment en intégrer les conséquences dans le programme et la campagne ? Faut-il « surfer » sur la révolte des maires (et de nombreux élus) contre cette réforme (pourtant nécessaire pour simplifier le mille feuilles) ?
- Quelles politiques territoriales, faut-il rééquilibrer l’action de la Région entre Toulouse et Midi-Pyrénées ? Il faudra en tous cas être capable de dire ce qu’est pour nous un développement équilibré du territoire.
- Quelles gouvernance pour la région (entre élus et au niveau de l’administration) ?
- Il faut absolument que nous soyons capables de bâtir un discours original et crédible sur le poids et l’avenir de l’industrie aéronautique en MP (en s’appuyant sur nos militants et sympathisant travaillant dans ce secteur).
- Toujours dans le domaine économique, il faut rompre avec le soutien aveugle que la gauche au pouvoir a toujours apporté aux entreprises, au prétexte qu’elle créent de l’emploi. Il conviendra de se poser les vraies questions de l’éco-conditionnalité (écologique et sociale) des aides régionales.
Question de synthèse :
- Il faudrait arriver à dégager 10 propositions spécifiques pour Midi Pyrénées.
- On peut aussi parler de « projets phare » ou de politiques « phare » des écologistes en Midi-Pyrénées.
Question de calendrier :
- 8 septembre première réunion des animateurs de commission (groupe de synthèse).
- 12 septembre CAP régional, présentation des commissions.
- Fin septembre et courant octobre, deux samedis de synthèse des commissions.
- Première semaine de novembre, le programme devrait être bouclé
- 5 décembre, convention régionale du rassemblement écologiste.
- 9, 10, 11 décembre « Tous à Copenhague »
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE PLENIERE SUR LE CLIMAT AUX JOURNÉES D’ÉTÉ À NÎMES
INTRO PAR DENIS BAUPIN
Pendant 400 000 ans on a pas dépassé 280 particules de CO2 par million de tonnes. En 100 ans à peine, on a explosé complètement les chiffres.
Le pire des scénarios du GIEC est dépassé avec des effets irréversibles. 300 000 morts par an dans le monde aujourd’hui et 50 millions de réfugiés climatiques, 15 000 morts en France lors de la dernière canicule,.
Pour commencer à agir efficacement, il suffirait de consacrer l’équivalent d’un dixième des dépenses militaires mondiales.
Par rapport à ce constat, l’instauration des marchés de droits à polluer, le développement du parc nucléaire et les projets de captation de carbone apparaissent dérisoires.
Cependant compte tenu du contexte, il apparaît clairement qu’il va falloir simultanément mettre en ouvre des politiques de sobriété et s’adapter au dérèglement climatique.
LA QUESTION QUI SE POSE DÉSORMAIS C’EST DE SAVOIR QUELLE EST NOTRE CAPACITÉ DE BIFURCATION AVANT D’ARRIVER DANS LE MUR ?
LA NÉGOCIATION DE COPENHAGUE (Pierre Radane, négociateur pour les pays africains)
Cinq voies d’entrée possibles ont été recherchées pour trouver un accord :
• Se fixer des objectifs quantitatifs et essayer d’aboutir à une vision partagée. C’est une impasse car chaque pays a ses propres contraintes et intérêts.
• Appliquer le protocole de Kyoto. Totalement illusoire, tous les états signataires ont déjà gravement dérapé par rapport aux objectifs qu’ils s’étaient eux même fixés
• Les incitations financières et notamment les aides aux pays du Sud. Problème, ils n’y croient plus. Les pays riches ont été capables de trouver du jour au lendemain des centaines de milliards d’aides financières pour sauver le système bancaire, mais ils n’ont aucune intention d’en faire autant pour sauver la planète.
• Cherche des accords bilatéraux. C’est le projet des USA qui ne veulent en aucun cas mettre le doigt dans ce qu’ils considèrent comme l’engrenage d’une gouvernance mondiale et qui se verraient bien faire cavalier seul avec la Chine ou l’Inde…
• Engagement de modestes programmes de diminution des gaz à effets de serre par chacun des Pays ou blocs de Pays (par exemple l’Europe) mais sans se fixer d’objectifs communs à l’échelle mondiale.
Le texte qui sera soumis à Copenhague fait déjà 400 pages, on y trouve tout et son contraire, c’est à dire les exigences contradictoires de chaque pays. Il est insignable en l’état par qui que ce soit, Copenhague c’est donc la chronique d’un échec annoncé !
Il y a donc trois hypothèses de conclusion à cette conférence :
- Un désaccord négatif, les pays se quittent sans rien signer parce qu’ils sont en désaccord sur tout…
- Un désaccord constructif, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur mais ils veulent continuer à construire à partir d’une plateforme minimum de consensus.
- Un accord vide, l’hypothèse la plus vraisemblable, il signent devant les photographes un accord sans réel contenu et rentrent chez eux en disant que c’est de la faute de l’autre.
ACTIONS MILITANTES (Sandrine Mathy Réseau d’Action pour le Climat)
- Signer la pétition sur http://copenhague-2009.com
- En parler partout, tout le temps, à tout le monde
- Concert climat au Zénith fin Novembre
- Faire le voyage de Copenhague en décembre
LA CONJONCTION DES CRISES ET LES ENJEUX POLITIQUES (Gus Massiah et Geneviève Azam. Attac)
Attention de ne pas dissocier la question écologique de la question sociale. Il faut travailler à la convergence des mouvements et notamment des altermondialistes et des écologistes. La question des alliances sera essentielle pour espérer faire bouger les choses. Le dernier forum sociale mondial à Belem a lancé un appel en faveur de l’écologie. Il faut l’entendre et reformuler la question sociale.
Il y a simultanéité des crises écologique, sociale, géopolitique et idéologique. Il faut travailler à des issues communes pour toutes ces crises.
Le risque climatique est indéniable, mais à moyen terme le risque de voir émerger une dictature écologique est tout aussi préoccupant. Il faut trouver les formes démocratiques d’action qui associeront au plus vite les pauvres et les riches, les habitants du sud et les habitants du nord (reconnaître la dette écologique que nous avons vis-à-vis d’eux…), pour engager des actions fortes avant que l’on nous y contraigne.
- A court terme, il faut éviter absolument de faire payer la crise aux pauvres !
- A moyen terme, il faut apporter des réponses politiques à la situation (par exemple réunir l’OMC avant Copenhague pour poser la question du modèle de développement) !
- Et pour le long terme, il faut engager dès maintenant des actions individuelles et collectives à tous les niveaux.
Il faut rejeter les fausses solutions comme le développement du nucléaire, la constitution de puits de carbone, le développement des agrocarburants…
L’enjeu est politique : quelle coopération et quelle solidarité internationales ? L’écologie doit se construire à partir à partir du monde réel, celui que vivent les gens.
LE RÔLE DES VILLES ET DES RÉGIONS (Ronan Dantec du réseau des villes mondiales et Christian Guyonvarc’h du réseau mondial des gouvernements régionaux)
Les villes et les régions commencent à se mobilier en direct à l’échelle mondiale. Elles sont plus audacieuses que les nations et aussi plus en prise directe avec les conséquences du changement climatique. Les élus locaux parlent le même langage et arrivent plus vite à se mettre d’accord.
La multiplication des plans climat territoriaux ou encore la mobilisation des villes africaines sont des signes que la prise de conscience avance.
LE CLIMAT « MÈRE DE TOUS LES COMBATS» (Yannick Jadot)
Transition énergétique, justice sociale et justice fiscale ! Il faut assumer simultanément la rupture et le réformisme, toutes les initiatives seront utiles.
Quelques propositions :
- Se procurer le drapeau arc en ciel marqué « climate » et pavoiser toutes les fenêtres jusqu’en décembre…
- Faire prendre des délibérations sur l’enjeu de Copenhague par toutes les collectivités locals et territoriales.
- Organiser des assises régionales et construire 22 programmes pour les régionales qui soient « Copenhague – compatibles ».
- Se battre pour l’objectif de réduction de 40 % des gaz à effet de serre.
- Organiser une convention nationale avec l’ensemble des partis et des syndicats pour faire pression sur le Gouvernement et lui donner un « mandat de négociation » pour Copenhague.