7 propositions pour une agriculture écologique

Dans la logique de l’Appel de Clermont lancé par José Bové vendredi dernier en Ariège, les propositions suivantes esquissent le programme qu’Europe Ecologie entend porter pour les prochaiens élections régionales :

Dérégulation des marchés (qu’illustre la crise du lait), menace de disparition de la PAC (seule véritable politique commune européenne), impact environnemental de l’agriculture productiviste, perte de la souveraineté alimentaire (dépendance des céréales achetées sur le marché mondial), précarisation des paysans et des territoires ruraux !

La crise de l’agriculture est globale :  économique, sociale, environnementale. Les conséquences pour notre société touchent aux questions fondamentales de l’alimentation et de la santé, de l’équité entre les pays du Nord et ceux du Sud, de la biodiversité et du climat, mais également plus près de nous des équilibres entre la ville et la campagne comme du maintien d’un tissu social et de services publics en milieu rural…

Pour faire face à cette situation et répondre et prendre en compte l’importance de l’enjeu, il faut rompre radicalement avec le modèle productiviste libéral et son replâtrage proposé par Sarkozy.

Dans le contexte du sommet de Copenhague et de la réforme de la PAC, les élections régionales de mars prochain, apparaissent comme une opportunité majeure de promouvoir une agriculture écologique faisant le lien entre le local et le global :

En s’appuyant sur un schéma régional de cohérence écologique qui prenne à bras le corps la question foncière et des équilibres entre l’urbain et le rural…

En remettant la question alimentaire au centre des préoccupations : qualité, sécurité, souveraineté…

En faisant de la solidarité le principal levier de développement économique de l’agriculture :  entre consommateurs et producteurs, entre paysans du Nord et paysans du Sud…

En impulsant une vigoureuse politique de soutien à l’installation de jeunes paysans en agriculture biologique…

En incitant la recherche et la formation agronomique à démultiplier leur action et leur apport à la révolution agro-écologique de l’agriculture…

En encourageant le respect et la réhabilitation de la biodiversité ainsi que la diminution par quatre de la production de gaz à effet de serre par l’agriculture…

En maintenant par tous les moyens un tissu de services publics et d’équipements dans les territoires ruraux…

José Bové en Ariège: l’Appel de Clermont.

José Bové vient en Ariège, rendre compte de son mandat de député européen. A cette occasion il fera part des propositions pour l’agriculture ( l’Appel de Clermont) et lancera aussi, en Ariège,  la campagne pour les élections régionales.

  • 14H45 : Accueil devant la mairie de Clermont
  • 15H00 : Visite d’une ferme

L’agriculture au pied du mur, changer ou disparaître ?

C’est la question que se posent Florence et Christophe Gouazé, qui nous accueilleront dans leur ferme. Éleveurs de bovins viande en vente directe, ils produisent l’alimentation de leurs bêtes et ont ainsi supprimé de leur nourriture toute trace d’OGM. Ils envisagent aujourd’hui de certifier leur production en agriculture biologique.

  • 17H30 : Conférence de presse

Salle municipale* de SABARAT (09) : De Bruxelles à Copenhague en passant par l’Ariège, pour une nouvelle donne agricole. José Bové présentera son programme pour une politique agricole européenne renouvelée.

  • A partir de 18h30 : Apéro-Débat

« De l’Europe à la Région, quels territoires ruraux pour demain ?»  Avec José Bové, Gérard Onesta, François Calvet (Europe Ecologie Ariège). Salle municipale* de Sabarat

*La salle municipale de Sabarat se trouve à la sortie du village route du Mas d’Azil

Les transports en Bas-Salat: enfin du concret!

Les tansports, sujet d’importance s’il en est; pour information!

Jeudi 28 octobre, à la mairie de Saint Girons, le Conseil Régional par la voix de Charles Marziani, vice-président chargé des transports, vient de donner raison aux usagers.

Il y a un an, presque jour pour jour, une première réunion publique organisée par l’association Vivre en Bas-Salat avait réuni, en présence d’élus régionaux, départementaux et locaux, une centaine de personnes qui protestaient contre la réduction de la fréquence des transports entre St-Girons et Boussens depuis le 1er septembre 2008.

Les décisions annoncées le Jeudi 28 octobre vont permettre enfin aux Couserannais d’abandonner leur voiture s’ils le désirent et d’utiliser des moyens de transports collectifs, efficaces, économiques et plus écologiques!

Renforcement du nombre de trajets en car entre St-Girons et Boussens, amélioration des correspondances avec le train et donc diminution du temps nécessaire pour se rendre à Toulouse ou en revenir, meilleure répartition dans la journée, augmentation des trajets le week-end, meilleure desserte des villages du Bas-Salat, meilleure information…

Ces mesures doivent nous permettre de profiter du Plan Rail régional: mise en place d’ici 2 mois d’une première phase du «cadencement» Boussens-Toulouse (augmentation de la fréquence des TER), tarifs adaptés, etc.

Quatorze mois après cette décision bureaucratique catastrophique du Conseil Régional, on peut s’interroger sur l’opportunité d’engager un bureau d’études (payé avec l’argent public) pour rendre des conclusions similaires à celles que Vivre en Bas-Salat avait fait remonter aux élus départementaux et régionaux dès le mois de janvier 2009…

Une fois encore, la démocratie participative a démontré son efficacité. Aux élus d’être attentifs aux messages des associations qui œuvrent dans l’intérêt général et de s’appuyer sur leur travail et leur connaissance du terrain.

Il reste maintenant aux élus du Couserans et du département de continuer sur la lancée et de faire des propositions rapidement sur les questions qui ont été posées: à quand une gare routière pour centraliser en un lieu unique les différentes lignes de transport à Saint-Girons et une coordination cohérente des horaires de ces différentes lignes (Direction Foix et toutes les vallées du Couserans: Castillon, Massat, Oust et Seix,…).

Les Usagers des transports publics, regroupés au sein de l’association Vivre en Bas Salat sont satisfaits des décisions prises, et seront attentifs à l’application de toutes ces propositions.

Contacts: François Calvet, Lacave, 05 61 96 64 32; Christine Ningres, Saint Girons, 05 61 66 69 89.

Association Vivre en Bas-Salat.