LE DÉBAT SUR LA CHASSE : AMALGAME ET POPULISME

Un débat virulent et partial a été  lancé par les chasseurs de l’Ariège à l’occasion de leur assemblée générale, ostensiblement relayé par le Président du Conseil Général et validé par le silence des personnalités présentes à la tribune (la députée Frédérique Massat, le Préfet, le Président de la Chambre d’Agriculture etc…).

Il semble bien que derrière la mise en cause des « écologistes»  (au sens large), protecteurs de l’ours et du grand tétras dans les Pyrénées, ce soit bien Europe-Ecologie et son émergence dans le paysage politique qui soient visés.

Le projet politique d’Europe Ecologie, soutenu par 14% des électeurs ariégeois repose en effet sur une approche globale, des solutions concrètes pour créer des emplois, développer une agriculture de qualité, préparer la conversion écologique de l’économie, rétablir les équilibres entre le rural et l’urbain, le tout avec un souci majeur de justice sociale et de solidarité entre les générations.

Les écologistes, qui ont passé un accord avec le Parti Socialiste pour la gouvernance de la Région, se considèrent tout autant que les chasseurs et les agriculteurs, comme des défenseurs du monde rural.  La pratique responsable de la chasse participe de la gestion durable des écosystèmes et il n’a jamais été question de la remettre en cause.

Préserver les terres agricoles de l’étalement urbain, gérer la ressource en eau par des pratiques économes et veiller à la préservation de la biodiversité dans les milieux naturels sont des objectifs que nous devrions tous avoir en commun sur le territoire de l’Ariège et pour la politique régionale.

Le discours politique, lorsqu’il se laisse aller aux raccourcis et à l’amalgame plutôt que de faire la pédagogie des vrais problèmes, n’est jamais très loin du populisme.

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