1er tour des élections cantonales

Une fois de plus le mode de scrutin mis en place par l’UMP et le PS défavorise les autres partis et porte atteinte à la démocratie.
Cependant le modèle de développement productiviste auquel s’accroche encore un parti socialiste ariègeois dont le monopole s’effrite d’élection en élection, apparaît plus que jamais une impasse pour l’avenir de la planète.
Les écologistes ariégeois continuent aujourd’hui à se battre pour offrir à l’Ariège une véritable alternative démocratique, écologique, économique et sociale. Ils comptent relancer localement la réflexion et proposer sans tarder des actions concernant l’impact humain de l’énergie nucléaire et la non exploitation des gaz de schistes, par des propositions d’alternatives locales à ces énergies, par exemple la création de petites unités de méthanisation. Nous commençons à devoir gérer les conséquences économiques et sociales des choix énergétiques faits dans le passé.
Plus que jamais, nous porterons pour l’Ariège l’initiative d’une société fondée sur une économie sociale et solidaire. Nous soutiendrons les luttes pour une justice sociale, pour la réduction des inégalités sociales, pour le maintien de nos libertés fondamentales (de pensée, de choix thérapeutique, d’expression, de réunion, de circulation…)
Même si cela n’a pas été suffisant pour changer la donne, les bons résultats des candidats soutenus par plusieurs partis de gauche dont EELV ouvrent des perspectives d’actions unitaires pour le futur.
Seul le scrutin proportionnel et le non cumul de mandats (un seul, renouvelable une seule fois) permettra la féminisation, le rajeunissement et le nécessaire renouvellement des assemblées et par là même la mise en œuvre d’une politique véritablement soucieuse des générations à venir.

Europe Ecologie Les Verts Ariège

Japon : 2ème plus grave accident de l’histoire du nucléaire après Tchernobyl

Europe Ecologie Les Verts apporte tout son soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon. Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.
Suite au séisme et au tsunami, les réacteurs concernés se sont arrêtés automatiquement. Sur le réacteur de Fukushima Daiichi 1, le système de refroidissement de secours ne s’est pas enclenché provoquant une difficulté à refroidir le réacteur et une surpression majeure.
Les autorités ont fait évacuer une zone de 3km puis 10 km autour de la centrale et ordonnent maintenant le confinement dans une zone encore plus large.
Une explosion probablement d’hydrogène s’est produite entraînant l’effondrement du toit et des murs. Le réacteur serait partiellement en fusion. Cet accident illustre dramatiquement ce qu’il se passe quand les circuits de secours ne marchent pas en cas de panne d’électricité. Ce n’est pas le séisme qui a engendré directement l’accident mais bien un dysfonctionnement du circuit de refroidissement de secours.
Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro.
Il souligne la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français pour lesquels l’ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. »
Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes.
EELV demande que les leçons de l’accident de Fuckushima soient immédiatement tirées et que les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité.

Jean-Louis Roumégas, Porte Parole
Djamila Sonzogni Porte parole
Hélène Gassin
Denis Baupi
eelv.fr