Sortir du nucléaire et des énergies fossiles (Saverdun Vendredi 10 Juin)

Pour comprendre les enjeux, pour envisager ensemble des pistes de solutions et d’actions, le CRAC-09 et des habitants de Saverdun-Mazères vous invitent à

une réunion publique d’informations

à 20h30

Salle Jean Jaurès à Saverdun

(salle de réunion, Grande Rue, au dessus de la Salle des Fêtes)

Réunion animée par Christian Couturier (membre de Solagro et de Négawatt) qui nous présentera un scénario énergétique alternatif, longuement mûri par les membres de Négawatt, présentation qui  invitera aux questions et au débat.

Energie nucléaire, énergie fossile ?

La transition énergétique est-elle incontournable ?

 Pourquoi en sortir et comment ?

Y réfléchir ensemble ?

S’y adapter ?

Aujourd’hui la France assoit sa richesse à plus de 90% sur les énergies fossiles et le nucléaire. Agriculture, industrie, particuliers…

Toute notre vie en dépend !

On sait pourtant que ces fondations énergétiques s’effritent à une vitesse accélérée, qu’elles engendrent des inégalités croissantes, et qu’elles menacent de nous entraîner demain dans leur chute.

 Avons-nous vraiment une indépendance énergétique ?

  • Sans énergie fossile ni uranium en France,
  • Avec une violence croissante à l’extérieur de nos frontières,
  • Avec des inégalités croissantes,
  • Avec un pétrole abondant et bon marché pour peu d’années encore,
  • Avec des sècheresses qui fragilisent les centrales nucléaires.

 Et cette  pollution que nous accumulons sans la résoudre ?

  • Le  nucléaire c’est la question non résolue des déchets et la porte ouverte à un autre Fukushima, des déchets que l’on laisse en Afrique.
  • Les énergies fossiles, c’est le changement climatique, provoqué principalement par les pays occidentaux ou ceux qui les suivent…

CRAC-09 = Collectif de Résistances et d’Alternatives Citoyennes

collectifderesistance.crac.09@gmail.com

http://ariege.demosphere.eu/node/523

Eva Joly à Toulouse

Lagarde candidate au FMI : « La France ne peut pas prendre le risque» 
Une nomination de la ministre de l’Economie Christine Lagarde à la direction du FMI, ferait prendre trop de « risques»  pour « la réputation»  de la France, a estimé lundi à Toulouse l’ancienne magistrate Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts). « La France ne peut pas prendre le risque (…), vouloir passer en force après l’humiliation que la France a subi par le scandale DSK» , a-t-elle déclaré lors d’un point-presse. « Vous imaginez un peu dans quelques mois si Mme Lagarde doit expliquer qu’elle est mise en examen pour abus de pouvoir concernant 420 millions d’euros» , a alerté Mme Joly. « Donc» , a-t-elle ajouté, « cela ne me paraît pas prudent» . L’ancienne magistrate s’est par ailleurs déclarée « très choquée par les propos qu’a tenus (le président) Nicolas Sarkozy»  lorsqu’il parle du risque juridique qui la menace. Et « quand Nicolas Sarkozy dit qu’il n’y a pas de risque, il méprise l’indépendance de la justice»  car « je n’imagine pas (…) qu’on puisse préjuger de la décision de la Commission des requêtes, composée des plus hauts magistrats du pays et les plus indépendants» , a-t-elle lancé en « n’imaginant pas une seconde qu’ils sont aux ordres» .

Nucléaire: l’annonce de l’Allemagne est « un moment historique» 
L’annonce de l’Allemagne qu’elle sortait du nucléaire d’ici 2022 est « historique» , a affirmé lundi lors d’un point de presse à Toulouse l’ancienne magistrate Eva Joly, candidate à la primaire Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle. L’eurodéputée a estimé que la volonté politique de l’Allemagne était « un moment vraiment historique» , rappelant son propre objectif de « sortir du nucléaire de façon raisonnée»  en France. L’Allemagne a décidé lundi d’arrêter ses derniers réacteurs atomiques en 2022, et la chancelière Angela Merkel s’est félicitée qu’elle soit « la première grande nation industrielle à prendre le virage vers les énergies renouvelables» . Pour la France, Eva Joly souhaite dans un premier temps de fermer les centrales les plus « dangereuses» , comme Fessenheim (Alsace), puis les réacteurs devenus trop anciens. Pour elle, « il ne faut plus investir dans le nucléaire»  et s’attacher à la réduction de consommation et au développement des énergies renouvelables.

(FR3, AFP)

1er mai 2011 au monument de Jaurès à Lavelanet

Jean Jaurès militait pour la justice sociale.
C’est ce combat que nous devons poursuivre.
Cette justice sociale doit passer par des services publics de qualité.
En d’autres temps, le Conseil National de la Résistance les a utilisés comme l’un des moyens de la reconstruction.
Aujourd’hui, en pays d’Olmes, la question du devenir de l’hôpital est posée. Pourtant, l’hôpital, avec les autres services publics de proximité, doit constituer le maillage de base pour le développement de notre territoire.
Cette justice sociale doit passer également par l’amélioration des conditions de travail.
Par exemple, aujourd’hui dans notre pays, la situation de ceux qu’on appelle les nomades du nucléaire interpelle. Il s’agit d’agents employés par des sous-traitants pour l’entretien des centrales et qui sont 10 à 15 fois plus exposés aux radiations que les agents d’EDF.
Cette justice sociale implique un emploi décent pour tous, un travail suffisamment rémunérateur.
Jaurès ne disait-il pas que «l’insuffisance des salaires était une sorte d’esclavage.» Ils seraient 6 millions à gagner moins de 750 euros par mois.
Cette justice sociale n’est possible que dans le cadre d’une démocratie renouvelée par de nouvelles institutions permettant entre autres, l’initiative citoyenne, la parité, la diversité, la démocratie participative et une meilleure répartition des pouvoirs : une sixième république parlementaire.
Enfin, il ne peut y avoir de justice sociale sans une prise en compte réelle de l’écologie : les questions écologiques sont devenues des enjeux de premier plan. Il s’agit de la capacité à vivre, voire survivre, quand les écosystèmes sont dégradés et que l’accès aux ressources vitales comme l’eau ou encore les terres agricoles, n’est pas garanti à tous. Que dire des risques du nucléaire ? Après Fukushima, nous ne pouvons plus éviter cette question.
En ce 1er mai 2011, il est évident que la solution n’est pas de travailler plus…Non ! Mais de travailler tous et ensemble pour vivre mieux.

Laurent Carrère (EELV-Val d’Ariège Pyrénées)