Eva Joly à Toulouse

Lagarde candidate au FMI : « La France ne peut pas prendre le risque» 
Une nomination de la ministre de l’Economie Christine Lagarde à la direction du FMI, ferait prendre trop de « risques»  pour « la réputation»  de la France, a estimé lundi à Toulouse l’ancienne magistrate Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts). « La France ne peut pas prendre le risque (…), vouloir passer en force après l’humiliation que la France a subi par le scandale DSK» , a-t-elle déclaré lors d’un point-presse. « Vous imaginez un peu dans quelques mois si Mme Lagarde doit expliquer qu’elle est mise en examen pour abus de pouvoir concernant 420 millions d’euros» , a alerté Mme Joly. « Donc» , a-t-elle ajouté, « cela ne me paraît pas prudent» . L’ancienne magistrate s’est par ailleurs déclarée « très choquée par les propos qu’a tenus (le président) Nicolas Sarkozy»  lorsqu’il parle du risque juridique qui la menace. Et « quand Nicolas Sarkozy dit qu’il n’y a pas de risque, il méprise l’indépendance de la justice»  car « je n’imagine pas (…) qu’on puisse préjuger de la décision de la Commission des requêtes, composée des plus hauts magistrats du pays et les plus indépendants» , a-t-elle lancé en « n’imaginant pas une seconde qu’ils sont aux ordres» .

Nucléaire: l’annonce de l’Allemagne est « un moment historique» 
L’annonce de l’Allemagne qu’elle sortait du nucléaire d’ici 2022 est « historique» , a affirmé lundi lors d’un point de presse à Toulouse l’ancienne magistrate Eva Joly, candidate à la primaire Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle. L’eurodéputée a estimé que la volonté politique de l’Allemagne était « un moment vraiment historique» , rappelant son propre objectif de « sortir du nucléaire de façon raisonnée»  en France. L’Allemagne a décidé lundi d’arrêter ses derniers réacteurs atomiques en 2022, et la chancelière Angela Merkel s’est félicitée qu’elle soit « la première grande nation industrielle à prendre le virage vers les énergies renouvelables» . Pour la France, Eva Joly souhaite dans un premier temps de fermer les centrales les plus « dangereuses» , comme Fessenheim (Alsace), puis les réacteurs devenus trop anciens. Pour elle, « il ne faut plus investir dans le nucléaire»  et s’attacher à la réduction de consommation et au développement des énergies renouvelables.

(FR3, AFP)