OGM : une décision qui va faire jurisprudence : la relaxe pour le dernier procès des faucheurs volontaires

Le dernier procès à l’encontre de faucheurs volontaires depuis le début de leurs actions en 1997, s’est soldé mardi à Poitiers par la relaxe pour question de procédure de José Bové et de sept autres personnes.
Ils étaient poursuivis pour avoir détruit deux parcelles expérimentales de maïs OGM Monsanto MON810/NK603, le 15 août 2008 à Civaux et Valdivienne (Vienne). 
Le tribunal a estimé que le texte visé par le parquet pour engager les poursuites ne correspondait pas aux faits incriminés et que la requalification n’était pas possible.  
Les huit personnes étaient officiellement poursuivies pour destruction d’une parcelle « de culture de nature commerciale autorisée à la mise sur le marché» , alors qu’elles ont détruit une parcelle cultivée au titre de la recherche, ce qui est juridiquement différent. 
« Monsanto est débouté, il y a eu une erreur de texte« , s’est félicité Marie-Christine Etelin, avocate des huit faucheurs volontaires. 
La partie civile avait demandé la condamnation des faucheurs, chiffrant le préjudice de Monsanto à 150 000 euros et celui de l’exploitant à 15 000 euros. 
Cette « victoire»  proclamée par les faucheurs volontaires ne tient qu’à un problème de procédure et la perspective d’un autre procès est encore possible.
« C’est le même article du code rural mais un autre alinéa»  que celui qui était visé par la poursuite, a confirmé Me Maï Le Prat, avocate de Monsanto. « Les faits ne sont pas prescrits et il nous paraît raisonnable qu’ils soient poursuivis en visant la bonne infraction« , a-t-elle dit soucieuse de « ne pas laisser une décision qui légitime leur action sur un simple problème de procédure« .
A l’audience du 14 juin, le procureur-adjoint François Casassus-Builhé avait requis 200 jours-amende à 50 euros contre M. Bové et 100 jours-amende à 50 euros contre François Dufour, vice-président Europe Ecologie-Les Verts (EELV) du conseil régional de Basse-Normandie en charge de l’agriculture, et des amendes de 500 à 1 000 euros contre les six autres personnes poursuivies.
« C’est une très belle conclusion pour ces 15 années de combat« , a réagi depuis Bruxelles le député européen José Bové qui s’était fait connaître pour ses actions de « désobéissance civile»  en détruisant des parcelles de maïs OGM.
« Et c’est ma première relaxe pour le dernier procès« , s’est-il amusé, rappelant les « condamnations et incarcérations»  dont lui et d’autres faucheurs volontaires ont été « victimes« , la dernière le concernant remontant à 2003.
« Notre persévérance en faveur de la biodiversité en disant « pas d’OGM dans nos champs ni nos assiettes»  a fini par l’emporter« , s’est félicité M. Bové pour lequel « l’heure n’est plus à faucher des champs« .
« Une première manche a été remportée avec l’arrêt des cultures OGM dans une majeure partie des pays européens. Aujourd’hui nous sommes dans un autre contexte, une situation nouvelle s’ouvre et on essaie de mettre en place des barrages réglementaires au niveau européen pour faire en sorte que les OGM ne puissent pas revenir« , a-t-il dit.
L’eurodéputé a fustigé « l’acharnement de Monsanto« .
« Quand on a fauché ce champ, le conseil d’Etat que nous avions saisi n’avait pas encore statué. Et ce n’est qu’en octobre 2008 qu’il a déclaré ce champ illégal« , en raison du moratoire sur les OGM en France, a-t-il dit.
« Ce procès n’avait plus de sens« , a-t-il estimé, jugeant ainsi « normal d’avoir gagné« .
« La relaxe de José Bové et des huit faucheurs volontaires va faire jurisprudence, c’est la preuve qu’aujourd’hui la justice ne condamne plus ceux qui défendent la Charte de l’environnement et le principe selon lequel l’environnement est un bien collectif« , a affirmé Noël Mamère, le député-maire EELV de Bègles (Gironde) dans les couloirs de l’Assemblée.
Pour lui, « il y a une reconnaissance de la part de la justice aujourd’hui de ce que les interventions des faucheurs volontaires sont une nécessité contre ceux qui ne respectent pas notre propriété collective qu’est l’environnement« .
Bouffer du maïs transgénique est-ce dangereux ?
« Je ne regrette donc pas une seconde d’avoir été condamné par les tribunaux pour avoir arraché un pied de maïs« , a t-il déclaré, avant de conclure : « Tous ceux qui ont été traînés comme moi devant les tribunaux vont pouvoir dire qu’ils avaient agi au nom de l’intérêt public.» 
M. Mamère a été condamné en novembre 2005 pour un arrachage de plants OGM à 3 mois de prison avec sursis et à une amende de 100.000 euros solidaires par la cour d’appel de Toulouse.

Sources : AFP, Le Parisien, L’express et Libération

1 ou 2 bateaux français pour Gaza

Nous étions une quinzaine d’Ariègeois samedi 18 à Marseille sur le Vieux Port pour lancer virtuellement le départ de la flotille qui partira de Grèce fin juin. Détails ci-dessous.
Nicole Kill-Nielsen, qui est déjà allée à Gaza dans le cadre de missions européennes, a fait une excellent intervention.
« Le bateau français pour Gaza va partir. On a entendu beaucoup de rumeurs, d’inquiétudes, mais il est bien là. Actuellement il est en Méditerranée, il partira du port où il se trouve actuellement, en Grèce» , a déclaré Claude Léostic, une des porte-parole de la campagne « Un bateau français pour Gaza»  lors d’une conférence de presse samedi à Marseille.
Il doit emporter 25 passagers, parmi lesquels des élus et hommes politiques français, dont Olivier Besancenot (NPA), le député communiste du Havre, Jean-Paul Lecoq, ou encore la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen (EELV), ainsi que des personnalités du monde du sport, dont le marin breton Jo Le Guen, et des militants associatifs comme Julien Bayou, du collectif Jeudi Noir pour le droit au logement.» 

François Paumier, Europe Ecologie – Les Verts – Couserans

Primaire : les débats en vidéo en direct sur ce site

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Quatre débats entre les candidat-es seront organisés dans le cadre de cette primaire, il seront retransmis en direct sur ce site et consultables en ligne dès le lendemain sur http://primairedelecologie.fr/les-debats-en-video/

Rendez-vous les 6, 9 et 15 juin dès 19h pour le début du programme en stream depuis Toulouse, Paris et Lille pour les trois débats de premier tour. Le 30 juin, c’est depuis Grenoble que sera retransmis le débat de second tour, ou la première allocution publique du ou de la candidat-e de l’écologie si le scrutin est emporté au premier tour.

6 juin à 19H : Premier débat entre les candidat-es, à la Halle aux Grains à Toulouse

 9 juin à 19H : Deuxième débat entre les candidat-es, à La Bellevilloise à Paris

15 juin à 19H : Troisième débat entre les candidats-es, au Gymnase à Lille

30 juin : Débat de second tour (éventuel) ou première allocution publique du ou de la candidat-e de l’écologie si le scrutin est emporté au premier tour, à Grenoble

(Attention, vous ne verrez qu’une image fixe si aucune diffusion n’est en cours)

Revoir les débats sur notre page de liens sur cette primaire