Agissons contre la disparition du Grand Tétras

Crédit photo : ONCFS / Emmanuel Menoni

Crédit photo : ONCFS/Emmanuel Menoni

Oiseau emblématique de nos montagnes, le grand tétras, également dénommé le coq de bruyère, est dans une situation de plus en plus désespérée en France.

Selon l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), les effectifs du Grand Tétras en France atteignent seulement 4 000 à 5 500 adultes.

La France est le seul pays d’Europe occidentale à chasser le Grand Tétras.

Malgré une couverture forestière en hausse depuis de nombreuses années, les populations de grand tétras régressent inexorablement.

En cause : la dramatique absence de forêts naturelles sur notre territoire, l’évolution des activités sylvicoles, cynégétiques et  agricoles,  et la très forte pénétration de l’homme dans ces espaces par des routes, des pistes et des aménagements de loisir et de tourisme.

Aujourd’hui, le plus gros gallinacé d’Europe, habite les forêts de conifères des étages montagnards et subalpins, parsemées de feuillus (avec sous-bois riche en arbustes à baies et myrtilliers).

Il vient de disparaître des Alpes françaises, et est représenté en France par deux sous espèces. L’une, classée « en danger » (= risque élevé de disparition), est présente dans le Jura et très faiblement dans les Vosges, et l’autre dans la chaîne des Pyrénées.

Cette sous espèce a subi un important déclin, passant, dans les Pyrénées Françaises,  de 10 000 adultes en 1960 à 3 200  adultes en 2009 (soit une diminution des deux tiers de la population des cette espèce), la classant dans la catégorie « vulnérable » dans les listes rouges nationales de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), donnant ainsi une forte responsabilité à la France, à l’Espagne et à l’Andorre dans sa conservation.

Après avoir disparu au début du XIXe siècle, en 1977, plusieurs centaines d’individus des deux sous espèces ont été réintroduites dans le Parc naturel des Cévennes, dans le Massif central. Cette réintroduction dans des milieux censés lui apporter des conditions de vie satisfaisantes n’est pas franchement une réussite : il n’en demeurerait qu’une vingtaine, répartis en deux petits noyaux, dans le département de la Lozère.

Une protection réelle du grand tétras et des espaces qu’il fréquente est donc plus que jamais d’actualité si l’on veut conserver les dernières populations hexagonales, et les très nombreuses espèces animales et végétales qui fréquentent les mêmes lieux et risquent aussi de disparaître, si rien n’est entrepris.

Face à cette situation, et pressé par quelques associations naturalistes regroupées au sein du Groupe Tétras France, l’État a enfin décidé d’agir en élaborant un plan d’actions en faveur du grand tétras afin de définir une stratégie de conservation à long terme associant l’ensemble des partenaires concernés et assurant la cohérence des actions réalisées. Ce qui conduit la France à mettre en place une stratégie nationale qui fixe un cadre général pour la conservation du grand tétras.

Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire recueille, jusqu’au 8 juillet, les contributions et observations sur ce plan d’actions en faveur du Grand Tétras.

Comme le Groupe Tétras France, rédacteur de cette stratégie nationale pour le Grand Tétras, est écarté par l’État, et que c’est le ministère qui présentera ce plan au CNPN (Conseil National de Protection de la Nature), nous vous demandons de participer activement à cette consultation publique.

Mobilisions nous pour demander que le Grand Tétras soit classé espèce protégée sur l’ensemble du territoire français ; car le ministère qui plie une nouvelle fois, devant la pression des chasseurs, n’envisage pas du tout de faire cesser la chasse de cette espèce (les chasseurs en  font une affaire de principe : aucune espèce chassable ne doit changer de statut, et devenir protégée, même si elle est fortement en déclin).

Au niveau de la chasse au Grand Tétras dans les Pyrénées, trois propositions avaient été discutées âprement pendant des mois en comité de suivi à Paris.

1) Protection du Grand Tétras sur le territoire National

2) Plan de Chasse Légal sur les départements Pyrénéens (pourtant proposé par les chasseurs)

3) Plan de Chasse Légal avec moratoire de cinq ans (donc cinq ans sans “prélèvements”) pour laisser une chance aux populations de Coqs de se reconstituer ou au moins de se stabiliser.

Aucune de ces propositions n’a été retenue suite à la  pression sur le Ministère notamment des fédérations de Chasse de l’Ariège et des Hautes Pyrénées. (En Pyrénées-Orientales,  le plan de chasse légal est déjà en place depuis de nombreuses années.)

La “gestion” chasse continue donc comme avant, c’est à dire qu’en Ariège et Hautes-Pyrénées, on distribue aux chasseurs de Grand Tétras des centaines d’étiquettes (ou “bouton”, marquage des Grands tétras obligatoire, après l’avoir tué, pour le transporter et le détenir) et c’est aux premiers qui réaliseront le quota autorisé par unité de gestion. Les occasions de braconnage sont multipliées par dix, sans parler des prélèvements en excès suite à “mauvaise” diffusion des informations sur la réalisation des quotas.

Il faut protéger le Grand tétras : Avant le 8 juillet, envoyez un mail dans lequel vous exprimez votre demande à PNA.tetras@developpement-durable.gouv.fr ou signez la cyber action et créez le buzz dans vos réseaux !

Un bateau français pour Gaza : manifestation devant la préfecture de l’Ariège

Les représentants d’EELV se sont retrouvés ce jour devant la Préfecture de FOIX.
Etaient également présents les représentants de Couserans-Palestine, la Ligue des Droits de l’Homme, la CGT, la F.S.U, SOLIDAIRES, le Parti de gauche, le Parti communiste Français 09.
Ils ont conjointement signé et déposé la motion ci-dessous publiée.
Malgré quelques réticences des forces de l’Ordre, présentes en nombre, cette manifestation spontanée et pacifique s’est poursuivie pendant une heure, et la motion a été remise au Secrétariat de Mr le Préfet.
Lors du prochain Festival RESISTANCE, la mobilisation « protection de la Flotille pour Gaza»  se poursuivra et le public sera invité à participer.
Amitiés écologistes,

Michèle Vigne

MotionGazaPrefet
http://www.unbateaupourgaza.fr

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