AFFAIRE FREDERIC LIEVY : CONDAMNE A DETRUIRE SON HABITATION
Aujourd’hui est tombé le délibéré dans l’affaire opposant Frédéric Lievy à la Mairie de Frouzins. Il est condamné à supprimer son habitation et ses bâtiments d’exploitation dans les 12 mois à venir. La condamnation prévoit également une amende de 1000 euros avec sursis. Présents au tribunal de grande instance pour soutenir Frédéric Lievy et sa famille, deux élus EELV, Catherine Grèze députée européenne et François Calvet, conseiller régional ont souhaité réagir :
Catherine Grèze : « Si c’est avec une profonde tristesse que j’accueille le délibéré de cette affaire, mon deuxième sentiment est celui de la colère. Comment peut-on mettre dans une situation si kafkaïenne des citoyens si exemplaires ? C’est faire fi de tout ce que préconise l’Union européenne en matière d’intégration des Gens du voyage, notamment via les terrains familiaux. Qu’une décision politique mène à une décision juridique de la sorte est choquant ; que cela vienne d’un élu socialiste est proprement inadmissible. Pour battre la droite en 2012, c’est un autre type de politique qu’il faudra mettre en place ».
François Calvet : « Je prends acte de cette décision de justice mais je déplore l’irresponsabilité politique qui a conduit Fredo Lievy devant les tribunaux. Il est inacceptable que des élus, a fortiori de gauche, refusent un permis de construire à des citoyens tels que Fredo qui souhaite se sédentariser, faire vivre sa famille, et participer à la vie du territoire. Cette décision est d’autant plus incompréhensible quand on sait que son projet privilégie le bio et les circuits courts, synonymes de richesses économiques et écologiques pour le territoire ».
Toulouse, le 17/10/11
Catherine Grèze, députée européenne
François Calvet, conseiller régional
Pamiers : appel à manifester pour sortir du nucléaire
NUCLÉAIRE :
NOUS VOULONS AVOIR LE CHOIX !
Nous voulons :
- L’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, EPR de Penly, ITER, Bure et projets de centres de stockage des déchets nucléaires issus de la filière électronucléaire…) tant que les citoyens n’auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique et sur le recours à l’énergie nucléaire, y compris si nécessaire par un référendum.
- Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement (fin octobre 2011, 21 réacteurs sont à mettre à l’arrêt suite à 30 ans écoulés depuis leur mise en service industriel). L’arrêt complet de tous les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire française.
- Parce que la situation au Japon exige de ne pas se taire sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France, nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s à manifester leur solidarité avec le peuple japonais et à se réapproprier la question du recours au nucléaire et de la politique énergétique.
A l’initiative de la Coordination Régionale Anti-Nucléaire du Sud Ouest (avec les premiers signataires : Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Attac Toulouse, Europe Ecologie Les Verts, Greenpeace Toulouse, NPA 31, Sortir du Nucléaire [national, 46, 81, 82], Vivre sans le Danger Nucléaire de Golfech, Union Climatique et Justice Sociale 31)
Appel à manifester en vidéo (2 mn 30)
Appel solennel au gouvernement français suite à la catastrophe nucléaire au Japon, signé par 67 associations
Vidéo du rassemblement du 20 mars 2011 devant l’Assemblée Nationale (3 mn 15)
Sortir du nucléaire c’est possible ! (pdf de 2 pages)
Sortir du nucléaire c’est indispensable ! (pdf de 3 pages)
Le vote écolo n’est plus un vote protestataire
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-vote-ecolo-n-est-plus-un-vote-protestataire_1035812.html
Extraits : Europe-Ecologie Les Verts n’a vraiment plus rien d’une amicale de « babas cool» . Le mouvement dirigé par Cécile Duflot s’impose peu à peu comme la deuxième force de gauche après le PS … « Depuis une dizaine d’années, on a montré notre capacité de gestion dans les collectivités locales» … « Pour agir, il faut des élus. On n’est pas une ONG» … « Tous les thèmes que les écologistes portent depuis 30 ans sont en train de germer» … « la conjugaison des crises écologiques et économiques confirme que nous avions raison depuis longtemps» …
Eva Joly propose un contre-budget pour 2012

Ce mercredi 5 octobre à midi, Eva Joly proposait le budget pour 2012 à la presse.
Pendant plus d’une heure, Eva Joly a présenté les priorités d’EELV et les arbitrages en matière de fiscalité, de recettes et dépenses budgétaires, et répondre aux différentes questions d’une presse nombreuse et curieuse.
Notre budget 2012 ne parie pas sur le retour d’une hypothétique croissance. Mais il jette les bases d’une prospérité partagée.
- Un budget de transformation écologique
- Le budget d’une France plus juste
- Un budget au service d’une économie responsable
- Une réduction d’un point de PIB du déficit public en 2012
- Une hypothèse de taux de croissance du PIB de 0,8 %
- 30 milliards de recettes nouvelles pour réduire le déficit et préserver notre modèle social

LES GRANDS ARBITRAGES DU BUDGET VERT
- 36,4 milliards pour préparer l’avenir et protéger notre modèle social: dont 14 milliards pour l’environnement, 12 milliards pour la jeunesse et la solidarité, 8 milliards pour les services publics
- 43% des recettes supplémentaires affectées à la réduction des déficits et 57% aux investissements d’avenir et dans la solidarité
LES GRANDES NÉGOCIATIONS DE 2012 : HOPITAL, ÉDUCATION, DÉPENDANCE, TRAVAIL
LES GRANDES RÉFORMES :
LES DÉPENSES
- Un fonds de conversion écologique pour investir dans une économie durable : 14 milliards
- Investir dans la solidarité : 7, 9 milliards
- Investir dans la jeunesse : 4 milliards
- Investir dans l’éducation dès la petite enfance : 3,8 milliards
- Investir dans la santé : 4,6 milliards
- …
LES RECETTES
- Une fiscalité plus écologique : 14,5 milliards
- Arrêter les dépenses anti écologiques : 3 milliards
- Ne plus subventionner la précarité: 6,5 milliards
- Attaquer enfin les paradis fiscaux : 8 milliards
- Une fiscalité pour une France plus juste : 23.8 milliards
- Sur le revenu : 8,1 milliards
- Sur le patrimoine : 7,7 milliards
- Sur les entreprises : 8 milliards
- …
CE QUI NE COÛTE RIEN
Notre projet économique s’ancre dans la réalité budgétaire. Mais il ne se résume pas à des mesures ayant un coût budgétaire. Nous proposons également :
- le prix progressif sur l’eau et sur l’énergie autofinancé par l’augmentation des prix sur les fortes consommations
- des normes d’accès au marché pour stimuler les investissements verts des acteurs privés, entreprises et ménages
- l’encadrement des loyers
- la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissements
Retrouvez le discours prononcé à cette occasion
et le budget 2012 complet (pdf de 14 pages)
Débat Santé en Midi-Pyrénées : la provocation de Monsieur Chastel
A l’hôtel de région, en présence de Xavier Chastel, directeur de l’ARS, Agence Régionale de Santé a eu lieu un débat sur la Santé en Midi-Pyrénées « offre de soins et aménagement du territoire en Midi-Pyrénées » le 05 Octobre 2011.
La Santé est une priorité pour l’ensemble des français, juste après l’emploi. Ce n’est pas un hasard puisqu’ils perçoivent bien l’inégalité croissante devant l’accès aux soins et la dégradation du service public de santé. Depuis 2009, 35 000 postes de professionnels de santé ont été supprimés, des menaces de plus en plus fréquentes de fermeture d’hôpitaux et de maternité se font jour.
Les Elu-e-s d’EELV tiennent à réaffirmer :
- leur opposition à la fermeture d’hôpitaux et maternités de proximité qui garantissent une couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire,
- leur opposition au déremboursement progressif des soins et aux ponctions successives exercées sur les mutuelles,
- leur volonté à développer une politique de santé de prévention, de réduction des risques sanitaires et environnementaux y compris dans le monde du travail,
- leur attachement à la concertation citoyenne pour définir la politique de santé en France avec l’ensemble de la population, des professionnels de santé, les élu-e-s et les services administratifs.
La région Midi-Pyrénées ne peut être réduite sous la toise administrative de décisions nationales ne tenant pas compte de son caractère particulier, région de 2.8 millions d’habitants, la plus étendue de France, dont la densité hors l’agglomération toulousaine n’est que de 40 h/km². Cette inégalité territoriale impose des services de proximité en plus grand nombre. Cela est d’autant plus vrai que les inégalités sociales, la flambée du foncier, accentuent encore l’inégalité territoriale et que la population des plus âgés et des plus démunis est proportionnellement plus importante dans les territoires périphériques. C’est donc bien là qu’il est indispensable de porter le plus grand effort de maintien de structures de proximité, professionnels de santé, hôpitaux et maternités.
Plutôt que de repérer des carences et des difficultés de ces structures pour imposer leur fermeture, il faut au contraire inverser la tendance, redynamiser ces lieux et proposer des alternatives.
Courroie de transmission de la politique gouvernementale, ce n’est pas l’ARS qui permettra cette politique. Son conseil de surveillance n’est que consultatif, et la majorité de ses membres appartient aux structures de l’Etat. Il ne s’est doté d’aucun outil de concertation démocratique. Face aux interventions et inquiétudes de la salle, il est inacceptable que le directeur de l’ARS ait répondu par la réfutation, le déni systématique, et par la remise en cause de la probité des professionnels de santé.
François Simon, Vice-président en charge des solidarités
Guillaume Cros, Président de groupe
Communiqué du groupe des élu-e-s Europe Ecologie Les Verts au Conseil Régional
http://www.ee-crmip.org/communique-05-10-2011-sante.html





